49% des femmes ont déjà subi des violences physiques

L’étude de l’UGent réalisée auprès des Bruxelloises démontre l’importance d’une attention accrue de la police et de la justice et brise le tabou

Mercredi 7 mars 2018 — Des 426 femmes interrogées, presque la moitié d’entre elles a déjà subi des violences physiques. Cela ressort d’une étude de l’UGent commandée par la Secrétaire d'Etat bruxelloise à l’Egalité des Chances, Bianca Debaets, concernant la violence faite aux femmes. 14,8 % des femmes affirment qu’elles en souffrent encore. 16% des répondantes ont pris un congé éducation à la suite de l’incident le plus grave et 15% ont introduit une plainte ou ont fait une déclaration auprès de la police.

L’étude détaillée – basée sur les témoignages de 426 femmes de différentes origines, de différents âges et de divers quartiers répartis géographiquement à Bruxelles – a été présentée aujourd’hui au Muntpunt, et ce en présence des chercheurs: les professeurs Els Leye et An-Sofie Van Parys (UGent).  

La Secrétaire d'Etat Bianca Debaets : « En demandant aux femmes dans quelle mesure elles souffrent encore de la violence, nous évitons que le problème soit minimalisé, comme c’était trop souvent le cas auparavant. La violence à l'encontre des femmes a dans certains cas un impact très long et douloureux. Ceci doit  nous inciter à renforcer davantage la lutte contre ce fléau. »

Pour la première fois, l’intimidation sexuelle (un phénomène essentiellement urbain) a également été abordée dans cette étude. 86% des femmes interrogées ont déjà été intimidées au moins une fois, 34% en souffrent encore, 22% ne parlent à personne de l’incident le plus grave et 3,6% ont déposé plainte.

Des questions ont également été posées concernant la violence sexuelle:  13,9 % des femmes ont déjà enduré de la violence sexuelle d’un non-partenaire. Toutefois, les souffrances actuelles y sont beaucoup plus élevées:  31 % des femmes affirment en souffrir encore. La moitié des répondantes ont parlé ouvertement des violences non-conjugales. Le plus souvent, elles en parlent à des amis, à la famille ou au (ex-) partenaire.

La Secrétaire d'Etat Bianca Debaets : « Il est positif que les femmes entament un dialogue concernant la violence sexuelle. Nous devons utiliser l’élan #metoo afin de rendre discutable ce qui était un tabou.  Nous constatons d’ailleurs que les Centres de prise en charge des violences sexuelles reçoivent considérablement plus de visiteurs.  Si nous unissons les forces du personnel soignant, de la police et de la justice, nous pouvons mener une lutte encore meilleure. »

En annexe, un tableau détaillé reprenant les faits des violences faites aux femmes. 

Porte-parole : Pierre Migisha,  0475 720 412, pmigisha@gov.brussels