Bianca Debaets va faire réduire les expérimentations animales

Lancement d’un plan qui vise 30% des expérimentations animales d’ici à 2025

Vendredi 20 octobre 2017 — A l’initiative de la Secrétaire d’État bruxelloise au Bien-Être animal, Bianca Debaets, le Gouvernement bruxellois a décidé de lancer un plan de réduction considérable du nombre d’expérimentations animales.  En concertation avec les secteurs scientifique et universitaire, l’objectif sera de supprimer progressivement les expérimentations pour lesquelles des alternatives sont possibles. La Région bruxelloise veut opérer à ce niveau en coopération avec les deux autres Régions du pays pour éviter l’isolation et la fuite des chercheurs.

En Région bruxelloise, 84 laboratoires émanant de 5 institutions de recherche (VUB, ULB, UCL, CERVA et ISP) sont actuellement agréés pour effectuer des expérimentations animales. Au total, environ 90.000 animaux – essentiellement des rongeurs – y sont utilisés chaque année (pour 280.000 en Flandre et 235.000 en Wallonie).

« Tendre vers une diminution progressive du nombre d’expérimentations animales, c’est l’un de nos engagements importants sur cette législature », explique la Secrétaire d’État bruxelloise en charge du Bien-être animal Bianca Debaets. « Il est important que la Région bruxelloise puisse jouer un rôle moteur en la matière. Nous nous inscrivons dans une dynamique lancée aux Pays-Bas où un plan similaire se trouve aussi sur la table du gouvernement. Notre ambition est d’arriver à une forte diminution pour ce qui concerne environ 30% des expérimentations animales d’ici à 2025. Mais nous voulons y parvenir ensemble avec le secteur ».

Les tests régulateurs (16% du total des tests effectués) constituent la première catégorie où une réduction considérable est possible. Ils servent pour la production de médicaments, vaccins, substances chimiques ou encore ingrédients alimentaires avant que ceux-ci  ne soient testés sur des humains. Suivant un mécanisme de contrôle européen, ils ne sont autorisés que s’il n’existe aucune alternative. De fait, depuis quelques années déjà, ils diminuent progressivement et l’objectif est d’intensifier très fortement cette baisse d’ici à 2025.

Pour la recherche appliquée (analyse du développement de certaines maladies), qui représente environ 11% des tests, on devrait aussi à moyen terme pouvoir tendre vers une réduction considérable du nombre d’animaux utilisés.

« Il existe à ce niveau des alternatives comme la recherche au moyen de modèles in vitro développés à base de cellules cutanées humaines. L’équipe du Professeur Vera Rogiers de la VUB, que nous soutenons depuis 3 ans, travaille dans ce sens avec des résultats concrets. De plus, il s’agit aussi de stimuler davantage le principe de dons de corps humains à la science car cela s’avère aussi très utile pour ce type de recherches, tout comme pour les exercices menés dans le cadre de l’enseignement », précise également Bianca Debaets.

Seule pour la recherche fondamentale, qui se focalise essentiellement sur les maladies comme le cancer, Parkinson ou encore Alzheimer, et qui représente 70% du total des tests sur animaux, il ne semble pas exister aujourd’hui d’alternative valable. A ce niveau, dans une première phase, l’objectif est de viser 2045 pour une réduction substantielle.

Dans le cadre de l’exécution de son plan, qui sera inscrite dans une ordonnance dans les mois à venir, la Région bruxelloise mènera une concertation avec le secteur de la recherche, tout en s’appuyant sur des avis du Conseil du Bien-être animal et du Conseil de la Politique scientifique.

Plus largement, une coopération sera installée au niveau national afin de tendre vers une harmonisation des objectifs. De la sorte, on évitera une isolation de la Région bruxelloise et la fuite potentielle de certains chercheurs.

 

Contact presse

Pierre Migisha, porte-parole Bianca Debaets – pmigisha@gov.brussels  0475 720 412
 

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Pierre Migisha Porte-parole at Secrétaire d'État Bianca Debaets