Inauguration du jardin sur le toit de l'Abattoir

Agriculture urbaine et technologie associées pour lutter contre le burn-out

Mercredi 4 octobre 2017 — La Secrétaire d'État à la Transition numérique et Membre du Collège VGC compétente pour le Bien-être Bianca Debaets a ouvert le jardin sur le toit situé au-dessus du bâtiment du Foodmet à Anderlecht. Dans ce jardin sur le toit, l'institution d'économie sociale Atelier Groot Eiland organise des formations d’agriculteur urbain. Le programme se concentre sur des personnes confrontées à du surmenage (burn-out) ou à un autre problème psychologique. Des capteurs Smart City aideront les agriculteurs urbains à obtenir une culture optimale. Bianca Debaets investit plus de 100 000 euros pour ce projet innovant.

La Secrétaire d'Etat Bianca Debaets voit des liens intéressants entre l’aide aux personnes, l'agriculture urbaine et la technologie innovante.

"De plus en plus de personnes sont confrontées à un burn-out. J’estime essentiel de créer un endroit où l’on peut prendre une certaine distance par rapport à la pression des nombreuses tâches quotidiennes. Dans le nouveau jardin sur le toit, les personnes qui souffrent d’un burn-out peuvent retrouver le calme de la campagne et le plaisir du jardinage. Les capteurs intelligents permettent d'obtenir une récolte optimale. J'espère que cette ouverture sera le début d'un nouveau chapitre dans l'agriculture urbaine", précise la Secrétaire d'État à la Transition numérique et Membre du Collège VGC compétente pour le Bien-être Bianca Debaets.

Le jardin sur le toit du bâtiment du Foodmet a une superficie de 4000 m². L’Atelier Groot Eiland va en utiliser 1500 m² dans le cadre du programme de formation d’agriculture urbaine. Ceux qui la suivront sont des personnes victimes de burn-out ou souffrant d'autres problèmes psychologiques et qui sont traitées entre autres par le centre médical MediKuregem. Des jeunes qui sont fatigués de l’école et qui se trouvent dans un projet Timeout peuvent également travailler dans ce jardin sur le toit.

Tom Dedeurwaerder, coordinateur à l’Atelier Groot Eiland: “Tout comme notre jardin ‘Kleine Zenne’, le potager sur le toit fournira des produits frais que nous utiliserons dans notre restaurant Bel Mundo et vendrons dans notre boutique Bel'O. Dans les deux jardins, 17 personnes peuvent travailler dans le cadre d’un programme de soins de santé. Grâce à l'utilisation de la technologie intelligente, nous pourrons évoluer vers un jardin de ville idéal. Mesurer, c’est en effet savoir”.

Dans le jardin situé derrière le site BelleVue, l’Atelier Groot Eiland cultive, déjà depuis plusieurs saisons, des légumes bio qui sont utilisés quotidiennement pour des repas sains et proposés à un tarif accessible chez Bel Mundo et Bel'O. Pour l’activité sur le toit de l'Abattoir, il y a une collaboration étroite avec l'organisation Bigh, Building Integrated Greenhouses, pionnière dans l'économie circulaire, et la SA Abattoir.

Capteurs intelligents

Des capteurs intelligents permettent d'obtenir une culture optimale. Les capteurs NODE mesurent continuellement l'humidité dans le potager. Les capteurs ont été imprimés en 3D et ont été développés par l’incubateur B-Sprouts. Avec le démarrage d'un Smart Urban Farming Lab, B-Sprouts cherche à développer des technologies intelligentes pour l'agriculture urbaine et attire pour ce faire plusieurs start-ups internationales à Bruxelles.

Jürgen Coetsiers, coordinateur de B-Sprouts, dirige le projet: “Il n'existe pas de domaine qui échappe aux changements qu’apportent l’internet et l’économie IT. L'avènement de petits ordinateurs peu coûteux tels que Arduino & Raspberry, les capteurs et acteurs associés ainsi que le cloud font en sorte que la technologie, réservée auparavant aux grosses entreprises, est désormais accessible pour quelques euros à peine. Mesurer, c’est savoir et c'est certainement le cas dans l’Urban Farming. Compte tenu de superficies plus petites, le désir de rendement maximal est très important. Que ce soit au niveau des cultures domestiques ou industrielles, les données de capteurs permettent de mieux comprendre les processus spécifiques qui interviennent pour précisément atteindre cette capacité maximale.”

La Haute École Erasmus, située non loin de là, est également partenaire de ce projet et elle souhaite que ses étudiants participent aux projets que développeront les start-ups.

 

En annexe: quelques photos de l’inauguration du nouveau jardin

Porte-parole Bianca Debaets: Pierre Migisha, 0475 720 412, pmigisha@gov.brussels

Foto: Ivan Put