Le cadastre des alternatives aux expérimentations animales sera opérationnel avant la fin de cette année

Bianca Debaets invite la Wallonie à se joindre également au projet

Mardi 8 mai 2018 — L’an dernier, la Secrétaire d’État bruxelloise au Bien-être animal Bianca Debaets a accordé un subside de 50.000 € à la VUB, associée Sciensano (centre fédéral de recherche), afin de mettre sur pied un cadastre des alternatives aux expérimentations animales existantes en Région bruxelloise. De son côté, la Flandre participe aussi au projet à concurrence de 100.000 € libérés pour le lancement. Les contacts avec les différentes institutions de recherche sont en cours et dans le courant du deuxième semestre de cette année, le cadastre sera opérationnel sur la forme d’un site web, accessible à la communauté scientifique mais également au grand public dans un souci de transparence totale. A terme, cela doit contribuer à une diminution du nombre d’animaux de laboratoire utilisés, l’ambition étant d’arriver à une baisse de 30% d’ici à 2025

Pour la constitution de ce cadastre, la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et Sciensano collaborent étroitement. C’est la Professeur Vera Rogiers (VUB) associée au Dr Birgit Mertens (Sciensano) qui pilotent un groupe de travail chargés de réaliser un premier inventaire complet par rapport aux institutions de recherches actives en Région bruxelloise et en Région flamande. La Wallonie n’a pas encore rejoint le projet.

 « Je vais prochainement relancer à ce propos mon homologue wallon Carlo Di Antonio car il est vraiment important que nos trois Régions puissent collaborer étroitement pour ce cadastre qui est une première en Belgique », précise Bianca Debaets, la Secrétaire d’État bruxelloise au Bien-être animal. « On connaît le nombre d’animaux utilisés par Région ou les projets pour lesquels ils sont utilisés mais on reste dans le flou en ce qui concerne les méthodes alternatives. C’est précisément ce vide que nous souhaitons combler, en Région bruxelloise et ailleurs dans notre pays. Dans un deuxième temps, nous devrions avoir comme ambition d’intégrer une plateforme au niveau européen. L’objectif global reste quant à lui une diminution constante du nombre d’animaux de laboratoire utilisés et ainsi de supprimer au maximum la souffrance animale. »

Le principe des 3R (Raffinement, réduction et remplacement), contenu dans une directive européenne, permettra d’améliorer le bien-être animal et également de diminuer le nombre d’animaux de laboratoire utilisés. Les méthodes alternatives aux expérimentations animales étaient à nouveau au cœur d’un grand symposium international organisé cette semaine à Jette par la VUB (www.IC-3Rs.org).  

 

Porte-parole Bianca Debaets – pmigisha@gov.brussels  0475 720 412

Pierre Migisha Porte-parole at Secrétaire d'État Bianca Debaets